mardi 2 janvier 2024

AUTOUR DE LE SECRET DE JEANNE – Sophie Astrabie : un roman sur la mémoire, les secrets et les femmes

 AUTOUR DE LE SECRET DE JEANNE – Sophie Astrabie
un roman sur la mémoire, les secrets et les femmes

Lire ma chronique complète : Chronique LE SECRET DE JEANNE

Le roman se lit comme une enquête ou la quête d'Alexandra pour comprendre comment il est possible qu'elle ait pu croire à la mort de son père toutes ses années. Point de départ de l'intrigue. Le secret, la mémoire, un trait d'union entre générations. J'ai donc écouté l'autrice dans les interviews suivantes : 

La mémoire comme matière : paroles de l’autrice :

France Bleu_Élodie Pagès_Bienvenue chez vous

Dans cette interview, Sophie Astrabie confie : « La mémoire n’est pas récit, elle est matière. »  Cette idée irrigue le texte : la mémoire n’est pas un simple fil narratif, mais une substance vivante, mouvante, qui relie les femmes de la famille De même, c'est une histoire de femmes transgénérationnelle, mais les difficultés rencontrées par ses femmes dans la société restent inchangées et s'inserre parfaitement dans le récit de l'autrice.

Sophie Astrabie a nourri son récit de recherches approfondies pour fonder le destin de ces femmes ordinaires au secret extraordinaire, regardez cette interview Cosmopolitan :

 Le Secret de Jeanne : Un roman captivant pour l'été | TikTok

🎥 Dans cette courte vidéo de Cosmopolitan, Sophie Astrabie met en lumière les thèmes essentiels du roman : la quête identitaire, les secrets familiaux, et la force des femmes à travers les générations. Une belle synthèse qui résonne avec mes impressions de lecture, pari tenu : 4.5/5.

découvrez la version audio du roman publiée chez Gallimard Audio, lue avec sensibilité par Audrey Botbol. Elle est accompagnée d’un entretien inédit avec Sophie Astrabie, qui éclaire encore davantage les coulisses de son écriture

 🎧: Le Secret de Jeanne - Suivi d´un entretien inédit de l´autrice - Sophie Astrabie - Gallimard Audio - livre-audio (mp3) - Librairie Gallimard Paris


Pourquoi lire Le Secret de Jeanne ?

  • Pour découvrir un roman sensible sur les secrets familiaux

  • Pour suivre une enquête intime menée avec délicatesse

  • Pour explorer la mémoire comme force, comme matière, comme héritage

  • Pour rencontrer des femmes ordinaires aux destins extraordinaires

  • Pour savourer une écriture lumineuse, fidèle au style de Sophie Astrabie

Conclusion

Avec Le Secret de Jeanne, Sophie Astrabie signe un roman profondément humain, où la mémoire devient un fil conducteur entre les générations. Un texte qui interroge, apaise, éclaire — et qui rappelle que les secrets, même enfouis, finissent toujours par trouver leur voix.


CE QU'IL FAUT DE HAINE de JACQUES SAUSSEY

 

CE QU'IL FAUT DE HAINE

Auteur Jacques SAUSSEY

Aux Editions FLEUVE EDITIONS

Ce matin-là, comme tous les dimanches, Alice Pernelle s’éclipse de la maison de ses parents pour aller courir avec son chien dans la campagne environnante. Mais en arrivant au bord de la Cure, cette rivière qui traverse le village de Pierre-Perthuis, une scène terrible lui coupe les jambes et lui soulève l’estomac. Un corps écartelé entre quatre arbres et grouillant de vers.
Alors que les enquêteurs en charge de l’affaire font d’étranges découvertes lors de l’autopsie et se confrontent à de nombreux témoignages décrivant la victime comme une femme prétentieuse et impitoyable, Alice, elle, est incapable de renouer avec l’insouciance de sa vie étudiante. Hantée par les images de ce cadavre, elle aussi va avoir besoin de réponses pour avancer.


Mon avis :


Dans ce roman de Jacques Saussey, tous les ingrédients d'un thriller digne d'Hitchcock sont réunis.

Une morte trouvée dans un état horrifiant par une jeune étudiante en médecine, de Pierre-Perthuis, petit village bourguignon au bord de la Cure. Des descriptions très cinématographiques, des chapitres courts qui rythment l'intrigue d'un suspense intense, des personnages taiseux, un assassin rongé par la haine, des enquêteurs pugnaces dans un monde où le passé doit rester où il est, derrière soi. On découvre les points de vue d'Alice, des enquêteurs et du meurtrier.

Le monde rural joliment traduit versus la Capitale. La rudesse d'une vie campagnarde qui lutte pour garder sa population face à celle des pratiques des grandes entreprises pour maintenir les profits ? Où la vie d'un meurtrier qui bascule brutalement un jour qui aurait dû être heureux ?

L'auteur nous ballote sans ménagement à travers différentes pistes, nous inflige le coup de grâce à la toute fin avec un twist final qui laisse pantois. Une réussite éclatante.




lundi 1 janvier 2024

TEMPO de Martin DUMONT

 

TEMPO

Auteur : Martin Dumont

Aux Editions LES AVRILS - 240 pages

À trente ans, Félix Pogam vit à Belleville avec sa compagne et leur bébé. Le soir, il joue de la guitare dans les bars avec l’espoir tenace de voir sa carrière solo démarrer. Car la gloire, Félix l’a déjà frôlée. Avec ses amis, ils avaient le talent, l’audace, l’osmose. Il y avait la fièvre, l’excitation et l’insouciance. Signature en label, disque et tournée ; leur groupe a décollé puis tout s’est arrêté. Félix, lui, n’a jamais renoncé. D’ailleurs, Marc, son manager, le lui répète sans cesse ; il doit persévérer. Pourtant, arrivé en ce point précis où l’existence l’exige, Félix doit faire un choix : poursuivre encore le rêve ou changer de regard sur sa réalité.



Mon avis : 


Martin Dumont nous conte l’histoire de Félix Pogam. L’aventure débutée riffs fiévreux accrochés aux guitares de Louis et Alex, Rémi à la batterie, sa voix pour porter le groupe, les festivals. Félix ne se résout pas à faire le deuil du succès. Il ne comprend pas les doutes d’Anna qui doit faire bouillir la marmite pendant qu’il court le cachet.

Entre passé et présent, l'auteur nous livre avec justesse, délicatesse, pudeur, le passage de Félix de l'adolescence à l'âge adulte. Des rêves à sa nouvelle réalité de père de famille, il doit apprendre à se construire un avenir, la musique en filigrane.

L'auteur nous offre un récit fluide, nostalgique, qui nous rappelle que tous ceux qui ont du talent ne sont pas à même de devenir des stars dans leurs domaines, qu'ils prennent simplement plaisir à exercer leur talent pour eux-mêmes est déjà une victoire.


Autour de Oeil pour Oeil de M.J. Arlidge

Autour de “Œil pour Œil” – M.J. Arlidge

Pour découvrir mon ressenti sur ce roman, lisez ma chronique complète juste ici sur Oeil pour Oeil

🎭 Thèmes et ambiance

Dans les coulisses d’un service de probation britannique, les bonnes volontés se heurtent à un dilemme moral :

  • faut‑il permettre à des criminels de se réinsérer,

  • ou protéger la société en respectant la douleur des familles ?

M.J. Arlidge propose un récit tendu, captivant, moralement troublant, où chaque protagoniste affronte sa part d’ombre.

L’auteur explore ici ses thèmes de prédilection : justice, violence, moralité. Son écriture est très visuelle — sans doute parce qu’il est aussi scénariste.

🎤 Interviews et ressources autour du roman

À ce jour, aucune interview ou intervention médiatique n’a été recensée autour de la sortie de Œil pour Œil.

Cependant, plusieurs entretiens généraux de M.J. Arlidge existent (en anglais), portant sur :

  • son travail d’écriture,

  • la construction de ses intrigues,

  • ses thématiques récurrentes,

  • son rapport à la violence et à la justice.



mardi 5 décembre 2023

CREATURES DU PETIT PAYS - JUHEA KIM

 

CREATURES DU PETIT PAYS

Auteure JUHEA KIM

Aux Editions Presses de la Cité

Entre Pachinko de Min Jin Lee et La Maison aux esprits d'Isabel Allende, un livre à la fois politique et intime. "
Chicago Review of Books
Dans le Séoul des Années folles, une ville énergique et rebelle qui frémit sous le joug de l'occupation japonaise, jeunes courtisanes, aristocrates, soldats et idéalistes se désirent et se déchirent. Jade la gisaeng aime Hanchol, l'étudiant déclassé. Mais c'est Jungho, le chef de bande orphelin, fils d'un chasseur de tigres, qui se révèle son allié le plus fidèle dans un monde en pleine mutation. La grande Histoire et les monstres tapis dans le coeur des hommes leur imposeront à tous un destin parsemé d'écueils...
Avec cette fresque historique d'une grande finesse, Juhea Kim nous raconte, sur près d'un demi-siècle, l'espoir et les tourments d'un peuple qui lutte pour son indépendance.


Mon avis :


L'auteure conte d'une écriture délicate une saga impossible à quitter de l'enfance de Jade à son crépuscule.

Culture, oppression, idéalisme, amitiés, amours, condition des femmes dans un pays occupé, tout est condensé dans ce récit captivant, qui livre l'Histoire de ce petit pays, trop proche de puissances avides de 1927 à 1962.

Au travers des destins de personnages picaresques Jungho le gosse des rues ou Hancol l'aristocrate déchu, de Luna, Lotus, Jade, petites provinciales, vouées à devenir courtisanes au Pays du matin calme, ruiné et affamé par trois guerres successives, Kim Juhea nous offre un roman passionné.

Véritable invitation au voyage, l'auteure nous raconte un pan d'histoire de son pays de naissance, scindé en deux parties depuis la fin de la seconde guerre mondiale par la Russie et les Etats-Unis. 

Ce roman de 500 pages se dévore avec un appétit tigresque : une pépite.

samedi 3 juin 2023

LA FOIRE AUX FIANCES _ Dominique Bouchard

 

La Foire aux Fiancés

Auteur : Dominique Bouchard

Aux éditions Les Escales _ 496 Pages

Paris, octobre 1913. Germaine et Louise se rencontrent sur les bancs de l'école pour la première fois. C'est le début d'une ardente amitié, que vient percuter la Grande Guerre. Les pères s'en vont, les mères restent avec leurs filles. Cette guerre, qui arrache les bras des mains et trouble le regard des hommes donne la nausée à Germaine. Louise, elle, s'enflamme pour la patrie et ses soldats qui risquent leurs vies pour elle. Les années passent, sanglantes. Certains rentrent, d'autres non. C'est l'après, suintant la guerre jusqu'à la moelle.

En 1924, sur l'île de la Grenouillère, à Chatou, on organise une " foire aux fiancés ", afin de former des couples qui " redonneront vie à la patrie ". 

On se regarde, on se frôle, on valse sur Ne bercez pas mon cœur. Les deux amies sont de la fête. Louise attire tous les regards. Surtout celui de Ferdinand, dont la joue barrée d'une cicatrice rappelle que la guerre continue bien après le silence des armes.

Un roman sur une époque hantée, où les fantômes envahissent les retours.


Mon avis :

Dominique Bouchard nous donne à sentir l'atmosphère particulière de cette guerre où les femmes livrées à elles-mêmes ont dû assumer leur rôle de mère, fille, soutien de famille, en l’absence des hommes partis au front, contraintes de regagner leur foyer à l’issue du conflit.

Louise et Germaine, écolières, soudées par une solide amitié voient leur première dispute survenir lorsque leurs pères respectifs sont envoyés au front. Chacune vit cette période terrible de manière très différente : l'une patriote révoltée contre ceux qui remettent en question le nombre de victimes, justifie les combats par la sauvegarde de la nation ; l'autre pacifiste convaincue trouve le prix à payer bien trop élevé.

D'une écriture fluide, descriptive, l'auteure narre la vie quotidienne des femmes obligées de s'extraire de leur foyer pour travailler, la guerre sanglante où les hommes "chanceux" d’avoir survécu, hantés par les horreurs traversées, ne racontent pas.
 
Certaines, à l'issue du conflit, ont du mal à retourner à leurs fourneaux alors qu'elles ont exercé un métier, trouvé une sororité qui les a aidées dans ce tumulte de difficultés. L'abnégation qu'il a fallu à ces femmes pour vivre à nouveau avec des hommes changés, mutiques ou violents.

Tant d’entre eux ne sont pas rentrés. Il faut relancer l’économie, caser jeunes filles ou jeunes veuves éplorées pour encourager la démographie. La Foire aux fiancés : une idée pour redonner de la joie de vivre à ces combattants abîmés, à ces femmes esseulées.

Dominique Bouchard nous conte l'iniquité de la guerre, la place des femmes, leur fragilité face à la violence des hommes, d'une société qui leur nie le droit de vote.

Un roman fort.




mardi 18 avril 2023

MES SOEURS, N'AIMEZ PAS LES MARINS _ Grégory NICOLAS

 

MES SOEURS, N'AIMEZ PAS LES MARINS

Auteur : Grégory NICOLAS

Aux Editions : LES ESCALES

Grand roman d’amour et d’aventure, Mes sœurs, n’aimez pas les marins rend un hommage bouleversant à ces femmes à qui la mer a tout pris et qui ne renoncent jamais.

1942, sur les côtes de Bretagne. Quatre vies entre petits matins calmes et furie des tempêtes. Celles de Perrine et de son fils Jean, qui, en pleine Seconde Guerre mondiale, décide d’embarquer sur un bateau de pêche à seize ans, contre l’avis de sa mère. Puis c’est la rencontre entre Jean et Paulette, le coup de foudre, la naissance de Pierre.
Quand le bonheur semble installé, c’est la mer qui revient pour l’arracher avec violence. Alors un jour, la jeune Paulette décide de briser les chaînes du destin : Pierre, son petit garçon, ne sera jamais marin. Elle l’emmène à l'abri, comme font les louves, aussi loin du rivage que possible. Mais il faut croire que la mer, encore et toujours, a des ruses auxquelles nul ne peut échapper…


Mon avis :

Une histoire d'amour rude, pleine de tendresse qui dépeint une époque pas si révolue. Les femmes des bords de mer continuent d'attendre que la mer leur rende les hommes qu'elles aiment à chaque campagne de pêche, avec la crainte qu'elle ne le fasse pas.

L'auteur offre un roman bouleversant. La mer fascine, nourrit, tue, emprisonne ceux qui se sont laissé porter par elle. La mer est presque mythologique tant sa puissance à captiver ceux qui l'ont respiré est grande.

Femmes de marins, femmes de chagrin ? Perrine a perdu son époux englouti par la mer. Elle prie pour que Jean se détourne d'elle, reprend espoir lorsque Paulette, fille de charpentier, apprivoise Jean. Peut-être que l'amour le gardera à terre ?

Des amoureuses transies de peur pour leurs hommes qui chevauchent la mer par tous les temps pour une maigre pitance trop souvent. L'attente, la peur, la famine, la fierté pour le courage des hommes qu'elles ont choisis en sachant qu'un jour peut-être la mer les leur prendra, tel est le destin de ces femmes : l'attente angoissée, affamée parfois.

La solidarité des autres qui ont eu plus de chance, jusqu'à quand ? La fierté d'avoir résisté dans les temps troubles des guerres. L'amour et la peur qui gainent l'estomac de ces hommes qui ne pourraient pas faire un autre métier malgré les suppliques des femmes de leur vie.

Grégory Nicolas offre un roman bouleversant, vibrant hommage à ces femmes courageuses devenues soeurs dans l'adversité du quotidien, fières et fragiles à la fois.

Merci aux Éditions Les Escales pour la belle découverte de la plume délicate de Grégory Nicolas, qui façonne des personnages captivants, un roman poignant.


SOUS LE SOLEIL DE SOLEDAD _ Laurence Peyrin

 

SOUS LE SOLEIL DE SOLEDAD

Auteure : Laurence PEYRIN

Aux Editions Calmann-Levy

Peut-on encore être heureuse quand on ne s’est jamais aimée ?
Quand les complexes et les avanies de l’enfance vous ont endurcie ?
Quand le monde tel qu’il est devenu vous semble étranger ?
Voici l’histoire de Cassie.
La Floride, de nos jours. Depuis qu’elle est toute petite, tout le monde appelle Cassie par son surnom, Mama Cass, comme la chanteuse pop.
Elle a cinquante ans, elle est complexée par ses kilos, solitaire, désenchantée. Sa vie tourne autour du safari-alligators hérité de ses parents, qui embarque les touristes en aéroglisseur pour observer les merveilles de la nature dans les Everglades.
Elle n’a qu’un ami, Oleg, qui la fait rire et supporte son caractère. Quand elle retrouve sa grande maison vide, le ménage est fait, par Soledad, une Mexicaine âgée qui travaillait déjà pour ses parents.
Un soir, Mama Cass découvre Soledad étendue sur le tapis du salon. Morte. Crise cardiaque. Qui prévenir ? Un peu honteuse, elle se rend compte qu’elle n’en sait rien. En furetant, elle trouve dans un tiroir un mot de Soledad : « Mademoiselle Cassie, quand je serai morte, ramenez-moi chez moi. »
Mama Cass n’est jamais sortie de Floride. Mais elle se sent tenue de respecter ces dernières volontés. Pour la première fois de sa vie, elle va prendre l’avion, et partir pour le Yucatan, à la recherche des origines de Soledad, la Mexicaine aux yeux clairs.

Au cours de son voyage, elle découvrira l’amitié, incongrue, et l’humanité des autres…Et le goût de la vie.


Mon avis :

Laurence Peyrin nous offre une fois de plus un portrait de femmes dans leur époque. 

Pourquoi j'aime lire, comme vous probablement, pour le voyage immobile, l'imagination en vogue au creux des pages que l'on tourne fébrilement pour connaître l'issue de l'histoire qui nous est offerte.

Oui, bien sûr ! mais aussi pour l'humanité des personnages, pour la rencontre avec ceux que l'on n'oubliera pas. Mama Cass-Cassie, Viva vont m'accompagner un moment.

Je suis une fan inconditionnelle de Laurence Peyrin, néanmoins je crois qu'il faut lire le roman sans attente, lui laisser le temps de nous embarquer. 

J'ai apprécié le temps de la découverte de l'univers particulier de Mama-Cass, il permet de tenter de discerner sa complexité entre désamour d'elle-même, sa joie d'accueillir des gens d'un autre horizon pour le plaisir d'explorer d'autres mondes, sans quitter son refuge. Il s'agit bien d'un refuge pour Mama Cass, entourée de quelques hommes dont Oleg, une seule nuit partagée qui ne les a pas séparé mais qu'ils ont eu peur de renouveler. Il y avait tant à perdre. Le Safari avec Senior et les quelques gaillards qui l'entourent devenus sa famille.

Soledad est une ombre discrète dans la vie de Mama Cass. Arrivée 30 ans plus tôt pour pallier l'absence de sa maman lorsqu'elle travaillait au Safari. Mama Cass est restée en périphérie de la vie de cette femme qui a continué à prendre soin d'elle au quotidien après le décès brutal de sa mère. 

Mama Cass se dit qu'elle ne peut pas faire autrement que d'accéder à la dernière volonté de Soledad : la ramener chez elle au Yutacan. C'est le moins qu'elle puisse faire pour elle, même si cela la terrorise de quitter son safari. La rencontre de Viva changera tout ! 

Un roman qui aborde des thèmes chers à Laurence Peyrin : l'estime de soi, la sororité, l'amour, l'émancipation. Cette fois encore l'histoire est touchante, Mama Cass qui découvre Cassie est bouleversante. Elle a pris chair, est sortie de ses pages pour vibrer, s'émanciper, être criante de vérité. 

J'aurais aimé une fin plus happy-end même si... Mais dans la vie tout ne se déroule pas comme on le souhaite, c'est ce qui rend la Cassie de Laurence Peyrin si vivante. 

Merci pour ce joli moment de lecture, je n'ai pas pu quitter Cassie avant de connaître Soledad.